Le restaurant Le So Be, sponsor de la Team Méager

Après Sergic, nous sommes très heureux de vous annoncer la signature d’un 2ème sponsor pour notre Team Menager !
 
Le restaurant #LeSoBe situé au Camping le Méditerranée plage Page Officielle à Vias (34) s’engage aux cotés de Marine et Romane.
 
On vous donne rendez-vous cet été, pour aller déguster quelques très bons plats au bord de la plage 😁😋
 
Merci à Eric et à toute son équipe de les accompagner dans cette aventure 🏉😊
 
N’hésitez pas à suivre Eric et son équipe :
INSTAGRAM : le_so_be
SNAPCHAT : so.be34
TWITTER : @ericmanzanares

Jeudi 8 mars 2018.

Je suis une femme, et pourtant, aujourd’hui, rien ne semble différent.

Enfin presque rien. Je décèle bien la singularité de la journée en balayant les tendances Tweet du jour, ou en allumant la radio pour prendre mon petit-déjeuner.

J’entends au journal de 8h que le gouvernement va annoncer des mesures pour lutter contre les inégalités salariales, et dans la revue de presse que certaines s’insurgent du raccourci fait entre la « Journée de la Femme » et celle « des droits des Femmes ».

Ah oui, c’est ça. Aujourd’hui, c’est la journée des Droits des Femmes.

Elle a le mérite d’exister et de faire parler de ce qui est trop souvent oublié, les 364 autres jours de l’année.

Mais pourquoi une seule journée ? Comment en sommes-nous arrivés au fait de devoir même instaurer un moment spécifique pour parler des Droits des Femmes ? Pourquoi chaque jour, n’est-il pas celui des droits des femmes et des hommes ?

Je n’ai pas toutes ces réponses et n’écrit pas pour entrer dans le débat. Je ne changerai rien de tout cela maintenant. Je ne sais pas qu’elles sont les clés, mais je pense que cela dépend de nous tous.

Ce que je sais, en revanche, c’est que, chez LJA Sports, aujourd’hui est jour comme un autre.

Parce que, pour Jannick, Alexandra et moi, chaque jour est un 8 mars. Nous n’allons pas en faire plus pour les femmes aujourd’hui que demain. Mais pas moins non plus.

Parce qu’ici, tous les matins, nous avons en tête que « Ladies are Just Amazing ». Nous l’avons fait broder sur notre cœur.

Nous avons décidé de mener notre combat à nous. D’apporter notre petite pierre à l’édifice. Evidemment, nous le faisons avec nos moyens et dans un domaine que nous connaissons bien : le sport.

Alex et moi sommes deux sportives de haut niveau. Joueuses de rugby. Nous avons épuisé les clichés, les aprioris. Nous avons éprouvé les différences. Nous avons vécu et vivons encore, dans le sport, ces fameuses inégalités, inscrites dans notre inconscient collectif. Et mieux que quiconque, nous savons que ce combat est quotidien. Qu’il faut sans relâche, se battre pour exister.

Nous avions toujours voulu faire changer les choses. Sans trop savoir comment.

Mais au final, qui de mieux pour nous aider dans ce combat quotidien ? Jannick, un homme.

Un homme, qui s’est un jour insurgé en découvrant notre parcours. En découvrant la vie de milliers de sportives. En découvrant que l’on pouvait abandonner ses rêves pour répondre aux appels d’une réalité injustement ancrée dans le passé.

Alors, tous les trois, nous œuvrons au quotidien pour changer ces conditions. Pour faire évoluer cette réalité. Pour qu’elle se confonde un jour avec les rêves de toute femme, sportive ou non.

J’aime notre histoire. J’aime ce que nous avons créé, à notre échelle. Parce que j’aime à penser qu’elle pourrait être la métaphore de la solution. Que c’est en travaillant ensemble, hommes et femmes, que nous finirons par réussir.

Et par faire en sorte, qu’il n’y ait un jour plus besoin d’un 8 mars.

Bonne journée à toutes et à tous.

6 mois de passion

Raconte-moi une famille.

J’ai toujours pensé qu’il était difficile de faire partie de la grande famille du rugby, sans être passionné par ce sport. Tout simplement parce que le rugby a, au travers de ce qu’il apporte, cette capacité incroyable de te prendre aux tripes, sans même que tu ne t’en rendes compte.

Les 6 dernières semaines viennent encore de me le prouver.

Mais c’est quoi au juste « être pris aux tripes ? »

« Être pris aux tripes »

Pour nous, en ce début d’année 2018, c’est se retrouver un lundi 8 janvier, avant l’entrainement, pour une réunion où l’on décide si notre club et notre comité se positionnent pour co-organiser le match France-Angleterre, pour la catégorie U20 féminines. Un match qui aura lieu le 24 février, soit moins de 7 semaines après ladite réunion.

La Fédération Française de Rugby a choisi de faire jouer cette rencontre dans les Hauts de France et il faut désormais qu’un organisateur se positionne. L’idée un peu folle de relever ce défi nous vient d’Hélène Ezanno, coach de la réserve féminine du LMRCV, devenue depuis quelques mois, chef de délégation de cette équipe de France féminine U20.

« Alors, ce soir-là, tout en mettant nos crampons pour ne pas être en retard sur le terrain, nous avons choisi de relever le défi »

Evidemment, c’est le rêve de tout passionné : accueillir chez soi ce qu’il se fait de mieux dans son sport pour le partager au plus grand nombre, créer l’événement parfait pour que chacun puisse profiter pendant quelques minutes de cette passion.

Le challenge est énorme : le timing est très serré mais tous autour de la table ont envie de se lancer.

Alors, ce soir-là, tout en mettant nos crampons pour ne pas être en retard sur le terrain, nous avons choisi de relever le défi. Enfin, c’est Alex, surtout, qui a tranché pour nous deux, comme souvent, et qui a accepté de porter la responsabilité de l’organisation.

« C’est un marathon de 6 semaines qui commence »

Le boulot est colossal. Il faut partir de zéro. Tout est à faire. Alors, aidées de notre petite équipe de bénévoles, nous faisons tout.

Des heures de travail pour créer ce moment unique de communion entre tous les protagonistes. Des heures de travail pour être prêtes le Jour J. Je crois qu’avec Alex, on ne se rend pas compte de ce qui nous attend.

C’est un marathon de 6 semaines qui commence. 6 semaines intenses de gestion événementielle, de mails, de soirées pizza, de tableaux Excel, de coup de fils, de livraison de places, de communiqués de presse, de réunions, de commandes de k-ways, de ventes de billets, d’accréditations, de distributions de flyers, de découpe de cocardes, d’erratum, de déchargement de fûts de bières, de rétroplanning, d’interviews, de WhatsApp, de Facebook et de Twitter.

Mais aussi et surtout, 6 semaines de rires – et d’enguelades – d’échanges, de partages, de bonnes et de mauvaises idées, de stress et de soulagement, de rencontres et de beaucoup de plaisir.

Samedi 24 février.

Et sans même nous en rendre compte, voilà qu’il arrive ce samedi 24 février !

Malheureusement, je ne suis pas au stade. Mais je sais qu’Alex est à la tête des opérations. Je sais que nos 70 bénévoles sont présents et qu’ils vont assurer !

70 passionnés de rugby qui vont donner de leur temps pour que tous les spectateurs passent un agréable moment.

Ça y’est, c’est l’heure du coup d’envoi. On m’annonce par texto que 3200 personnes sont dans le stade !! 3200 ! J’en pleurerais presque ! Le record pour un match de rugby féminin au Nord de Paris !

Nous l’avons fait. Evidemment, tout n’est pas parfait. Il y a quelques ratés mais peu importe. Il fait beau. Le spectacle est là. Les Françaises s’inclinent, mais la défaite est anecdotique tant la fête est belle.

On me dit que les spectateurs repartent avec le sourire, que les gamins font signer des autographes et que les joueuses adorent l’accueil nordiste.

On me le dit mais au fond, je le sais déjà. Je savais que cette journée serait un grand moment. Parce que cette famille du rugby est magnifique et qu’elle nous a accompagnées durant toutes ces semaines.

Merci à vous.

Alors, c’est pour nous, le moment de vous remercier. Vous tous, qui avez participé de près ou de loin à la réussite de ce match.

Vous, qui en amont, nous avez aidé à aller au bout.

Tout d’abord, merci Hélène de nous avoir emmené dans cette belle aventure et d’avoir fait le relais avec les équipes nationales. Merci au Comité des Flandres et au LMRCV de nous avoir soutenu et de vous être tous – Claude, Jean-Louis pour qui nous avons une pensée toute particulière, Geoff et Laurent – rendus disponibles malgré vos agendas très chargés.

Merci aux équipes du Stadium de Villeneuve d’Ascq : vous avez été au sommet de votre art, toujours disponibles et souriants, avec le souci du travail bien fait. Mention spéciale à Benoit Dartois, qui nous a même installé notre bureau en salle de réunion.

Merci à Shannon Izar, à sa patience et à son talent, qui nous a réalisé tous les visuels de l’événement.

Merci aux équipes de la MEL et tout particulièrement à Magali et à Mélanie, qui ont été d’une efficacité et d’un soutien opérationnel sans faille, nous apportant leur précieuse expérience.

Merci aux CE des entreprises qui ont accepté de mettre en vente nos places, avec une Palme d’or pour Perrine.

Merci à Véro et Sandrine pour vos conseils salvateurs et votre gentillesse. Merci à Luc d’avoir égrainé le stock de flyers sur les parkings Villeneuvois. Merci à ceux qui ont ramené leur matériel. Merc à Coco pour le repas. Merci à nos vendeuses de places. Merci aux joueuses du LMRCV d’avoir accepté avec le sourire nos missions de découpage, plastifiage, coloriage, collage et autres travaux si indispensables.

Merci à vous qui, le Jour J, avez répondu présents.

« Ce que vous avez permis est magnifique. (…). Je l’écris d’ailleurs avec une émotion certaine car vous avez rendu possible ce que nous avions imaginé toutes ces semaines. »

Je pense aux spectateurs bien sûr mais aussi et surtout à nos 70 bénévoles. Vous, sans qui rien n’aurait été possible.

Merci à la team Billetterie, la Team Sécurité, la Team Buvette, la Team Snacking, la Team Régie, la Team Vestiaires, la Team VIP, la Team Photo, la Team Animation, la Team EDR, la Team Accueil, la Team Ramasseurs de Balles, la Team des sans-Team, la Team de ceux que j’ai peut-être oublié.

Vous êtes magnifiques. Ce que vous avez permis est magnifique. Rien de ce que j’écris n’est démesuré. Je l’écris d’ailleurs avec une émotion certaine car vous avez rendu possible ce que nous avions imaginé toutes ces semaines. Mon seul regret aura été de ne pas vivre ce grand moment à vos côtés. Vous représentez ce que nous appelions plus haut, la « famille du rugby ». Des passionnés. Des travailleurs de l’ombre. Des sourires. Des indispensables.

Nous avons hâte de vous retrouver.

Je terminerais bien sûr par te dire merci à toi, Alex. Toi qui va toujours au bout des aventures. Toi qui fait en sorte que tout soit parfait, pour tout le monde. Toi dont j’adore les « Laura, j’ai une idée » qui annoncent souvent de grands moments à venir.

Tout n’a pas été toujours facile, mais je crois que nous pourrons dormir sereinement ce soir.

La famille veille sur nous.